Soif de mots
Ce soir mes doigts ont faim, de donner vie à des mots
Je voudrais qu’ils jaillissent de mon cœur, paisiblement
Même s’ils ne trouvent pas d’autres mots, juste en écho
Le temps deviendra l’ami imparfait, aussi léger que le vent.
Mon âme a rencontré son port d’attache, en toute quiétude
J’aimerais qu’elle brille de mille feux, pour égayer ma soirée
Tout doucement, elle se libère de nombreuses habitudes
Afin de pouvoir et de découvrir, l’horizon et même la liberté.
Mon esprit vagabonde dans la clarté, en quémandant l’amour
Celui qui se donne en partage, sans rien demander en échange
Jour après jour, il grandit et me joue parfois, quelques tours
Mais depuis longtemps, il sorti des trop sombres fanges.
Mon corps plonge dans la douceur, de l’imaginaire inconnu
En écoutant les mots non dits, ou presque en doux rêves
Qu’un seul instant, avec mes deux mains, j’aurai retenu
Pour conquérir heureuse, une fois encore une dernière trêve.
Je n’ai rien à offrir, que ces mots qui parlent, un peu de moi
Je suis à la recherche de l’arc-en-ciel, créé par mon paraître
J’ai envie de l’alléger un peu et d’y mêler une kyrielle de joie
Et de recommencer à vivre en apprenant simplement, à être.
Michèle D. De Guise
Ce soir
Si ce soir, tu étais là, je demanderai au temps de s’arrêter
Mes mains viendraient à toi, en quête de cette tendresse
Que toi seul, pourrait distiller avec joie et tant de liberté
Tes doigts seraient, les préambules de nouvelles caresses.
Si ce soir, tu étais là, je chercherais tes lèvres encore et encore
Afin de donner ses baisers, qui ne surgissent que du fond de l’âme
Pour que tu découvres les appels, les mots non nés qui se font forts
Ceux qui tissent notre vie, avec toutes ses multitudes de trames.
Si ce soir, tu étais, je parlerai à tes yeux, qu’ils sachent mon amour
Sur chacun de tes cils, je déposerai des ‘’ je t’aime’’ uniques pour nous
Je t’offrirai toutes ces larmes nées de mes yeux, couleur de velours
Chaque clignement d’œil, serait propice à cette histoire entre nous.
Si ce soir, tu étais là, je laisserai parler mon cœur librement, sans pudeur
Il te dirait toutes mes appréhensions d’oser me montrer, telle que je suis
Je laisserai enfin couler le flot qui se bloque en moi, juste par la peur
Je serai paisible, tout en devinant alors, la femme nouvelle, dans cette vie.
Si ce soir, tu étais là, je ne retiendrai pas l’essence même, qui m’anime
Cette étincelle qui jaillit, qui n’en finit pas de jaillir, jusqu’à ma pensée
Je m’autoriserai de te dire les idées qui surgissent et parfois me minent
Par ton absence et dans l’attente je conjugue pour toi, le verbe ‘’Aimer’’.
Michèle D. De Guise
Si ce matin, j’écris ces quelques mots, c’est avec joie
Je veux que mes doigts dansent à nouveau, par amour
Ma vie n’est plus la même, je découvre cet immense émoi
Dans le regard de mon compagnon qui de sens, est lourd.
Je retrouve le cœur de ma jeunesse, avec une aube différente
Les couleurs tournoient autour de moi, en folles farandoles
Par moment, j’en redeviens alors, quelque peu insouciante
Mon âme s’élève, dans le ciel bleu, puisqu’elle se recolle.
L’amour est mon chemin, le visage de mon aimé, ma passion
Mes mains sont en quête de lui, pour l’aimer plus encore
Je voudrais découvrir dans son antre, un dernier horizon
Afin, que près de lui, je repose en tendresse, mon corps.
J’ai faim de la vie, de celle que je veux partager avec lui
De son sourire qui se dessine, quand nos yeux se parlent
Mon cœur bat la chamade, lors de chaque retrouvaille
Mon visage de gamine renaît par besoin, avec un bel ovale.
C’est lui seul, qui lit tout en moi, qui efface mon passé
Pour que l’instant suivant soit empreint de mille caresses
Qui soigne mes griffures, c’est tout lui, que je veux aimer
Je pars à la conquête, de celle que je suis, avec hardiesse.
Michèle D. De Guise.
Assise devant ce puits imaginaire, je n’en vois pas le fond
Il m’est impossible de voir mon visage qui se reflète dans l’eau
Pourtant, doucement, les souvenirs de mes mains se défont
Emportant ainsi, sans nul bruit des mots et d’autres maux.
La chaîne qui retient le sceau est en face de moi et me nargue
Si elle pouvait, elle se moquerait certes de moi et de mes gestes
Afin de m’alléger et de vivre mieux, il faut que mon cœur, j’élague
De nombreux instants, bons ou moins bons, dont je me déleste.
Ce symbole est fait en mon âme et conscience avec un ressenti
Qui fait mal, sur les pierres du puits, certains s’y s’accrochent
C’est une partie de moi-même, qui se meurt, ainsi que de ma vie
Avec beaucoup de volonté, je lutte, que nulle idée ne ricoche.
Le passé est rempli de fantômes, qui n’existent que pour moi
C’est pour un autre départ, que je conjure le sort pour vivre
La vie d’antan s’écoule lentement jusqu’au bout de mes doigts
Il le faut, car au-delà de moi, je me réalise et que je puisse survivre.
Allégée de cette mouvance qui me quitte, je compte croire en demain
En ce nouveau temps, avec la quête d’un visage radieux et d’un regard
Que j’espère, lumineux de nombreuses années, semblable à un festin
Cadeau unique d’un jour de printemps, dont l’amour n’est plus avare.
24/08/07
Michèle D. De Guise
je découvre cet univers un peu magique, où je viens échouer en toute quiétude, tel un bateau qui a trouvé son port,mais mon port à moi, c'est l'homme que j'aime, celui qui met des étoiles dans les yeux chaque jour, celui sur lequel je peux m'appuyer simplment,celui par qui j'apprends ce que veut dire''Aimer".
Pour touts ces mots dits et même les non dits, je l'en remercie, car d'une certaine manière, il m'a donné la vie, lui et moi saurons ce que veulent dire ses mots.
Ecrit avec amour pour celui que j'aime.
Michèle D